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Sexe, le baromètre du couple ?

Sexe, le baromètre du couple ?

Mlle V |

Connaissez-vous l’expression « avoir du sable dans le vagin » ?

❓ Avez-vous déjà ressenti une sécheresse intérieure digne des plus grands déserts marocains ?

La vue des princes du désert galopant sur un chameau musclé ne déclenche rien d’autre qu’une envie de s’enfermer à l’air climatisé ?

Que ce soit la ménopause, l’andropause, son collègue masculin, la fatigue ou la marmaille qui fout la pagaille, les raisons ne manquent pas pour expliquer une panne sexuelle dans le couple.

❓ La diminution des rapports sexuels, est-ce un signe que la relation s’essouffle ? Le sexe est-il vraiment le thermomètre du couple ?

❌ Non, soyez sans crainte. L’absence de sexualité ne signe l’arrêt de mort de personne.

Le sexe, c’est plutôt le BAROMÈTRE du couple. Il offre une vision moins précise, avec des variations, voire des contradictions qu’il faut savoir interpréter avec justesse et maturité.

La question se pose tout de même avec grande pertinence :

❓ Si vous avez moins de relations sexuelles qu’avant… est-ce que ça veut dire que votre couple va mal ?

Comme avec tout ce qui touche à la sexualité, ce n’est jamais compliqué… une fois qu’on a un peu gratté.

 

La fourche confuse 

✅ La première chose à faire, c’est de bien distinguer le sexe de l’intimité.

Si la différence est évidente pour certains, d’autres ne connaissent rien aux subtilités.

Dissipons la confusion :

1️⃣ Le sexe = activité sexuelle qui comprend, entre autres, la manipulation ou le croisement des parties génitales.

2️⃣ L’intimité = connexion émotionnelle, physique et psychologique entre partenaires, dans un contexte sexuel ou non, où il y a à la fois du désir, de la vulnérabilité et un sentiment de proximité.

Il existe des couples dont le sexe est fréquent, mais dont la distance émotionnelle s’exprime en tristes kilomètres de froideur.

Il y a aussi des couples qui n’ont pas une grosse moyenne au bâton, mais qui ont une réelle connexion.

☝️ Le mot « complicité » prend ici tout son sens.

Et cette complicité-là, elle s’exprime justement AUSSI à travers les gestes d’intimité du quotidien :

1️⃣ Le contact physique non sexuel :

  • Se tenir la main

  • Coller ses jambes en écoutant la télé

  • Jouer dans les cheveux de l’autre

2️⃣ La présence réelle :

  • Se regarder quand l’autre parle

  • Déposer le cellulaire 10 minutes

3️⃣ Le jeu et la complicité :

  • Faire des blagues

  • Taquineries / teasing

  • Petites bagarres amicales / défis

4️⃣ Les petites attentions :

  • Un message dans la journée

  • Un café préparé

  • Un souper planifié

Banal, non ? Pourtant, retirez tout cela de l’équation et vous obtenez une résultante négative.

☝️ Pas besoin d’être bon en maths pour comprendre que l’intimité, c’est le « gaz » du sexe.

Sans carburant, pas d’avancée vers la fourche tant souhaitée !


Les chiffres qui castrent 

❓ Mais Mlle V, combien de fois par semaine faut-il faire l’amour pour être un couple heureux.

Pour eux, je veux bien tenter de vous servir des statistiques en plastique, tout en vous rappelant qu’elles ne valent pas grand-chose.

📊 Effectivement, quand on parle de sondages sur la fréquence des rapports sexuels, les gens ne sont pas toujours honnêtes. 

Prenez ces données… avec un gros grain de sel.

Long terme : On considère qu’un couple ensemble depuis plus de 5 ans a en moyenne 1 rapport sexuel par semaine (≈ 50 fois/an).

Début de relation : On considère qu’un jeune couple s’accouple en moyenne trois fois plus souvent, soit 2 à 3 fois par semaine (≈ 125 fois/an).

Après les enfants : Il y a généralement une chute importante, mais temporaire, qui peut durer de 6 à 18 mois.

☝️ Évidemment, l’intimité est difficilement partagée dans la vérité, et il faut s’attendre à une grande variabilité d’un couple à l’autre.

Ce qui est le plus important à retenir, en fait, sans sodomie ni tambour, c’est que la fréquence ne fixe pas l’amour.

✅ La vraie question, c’est plutôt de savoir si, tous les deux, vous en êtes satisfaits.  


Pondre des chiffres

Ces barèmes, ces recettes, « faites l’amour 1 fois par jour », nous sont imposés par une tentacule infinie de sous-catégories :

  • Culture populaire & médias / films et séries : la sexualité y est fréquente, facile, constante et toujours spontanée. Dans un canyon, dans un donjon, comme dans la gueule d’un dragon.

  • Réseaux sociaux : les images de couples « toujours connectés » nous renvoient l’obligation de comparaison malsaine en pleine face.

  • Discussions entre amis : soyons honnêtes ! Les causeries entre amis sont souvent pleines de détails exagérés, en pouces comme en positions compliquées, niveau flexibilité. C’est, entre autres, ce qui donne lieu à des statistiques biaisées.

  • Porno : les vidéos donnent l’impression que le désir est toujours disponible, fréquent et qu’il ne peut pas être refusé.

❌ Ces barèmes sont nocifs et amènent :

1️⃣ La pression de performance : tu veux une vie au lit comme ton ami Jimmy.

Et quand ça ne fonctionne pas, ça laisse un sentiment d’échec… dans ta bobette comme sur ton ego.

2️⃣ Déconnexion du vrai indicateur : la satisfaction. On n’a pas du sexe pour cocher une case quelque part. On en a, par envie.


Un coupable à identifier 

On connaît déjà toutes les excuses à une vie sexuelle digne de la jeune Emmanuelle.

La Vie, éternelle casse-noisettes, vient avec une panoplie de pièges à sensualité : enfants, travail, routine, oui !

✅ Le désir a besoin d’énergie pour exister. Ajoutons à cela la charge mentale, la fatigue, le stress, l’âge, les hormones et la libido.

La routine sexuelle s’installe rapidement : moins de nouveauté = moins de dopamine. Manque de stimulation mentale = absence de flirt, de tension, de jeu…

❌ Ça tue le désir. Le corps, lui, ne fait que suivre l’émotion.


Le mythe du désir spontané 

Rose et Jack avaient 35 agents de la paix et un iceberg au cul, et se sont quand même fait plaisir sur la banquette arrière d’une vieille Plymouth.

☝️ On aime nous vendre l’idée que l’amour est régi et soutenu par des désirs sexuels spontanés. 

Et c’est peut-être le cas en début de relation : le désir nous consume en permanence, au point de devenir difficile à ignorer, même avec un jean trois tailles trop grand.

☝️ Quand on passe le cap de la troisième année, en général, le désir spontané laisse place à son confrère plus prudent : le désir réactif.

On pense, à tort, que son arrivée indique qu’il n’y a plus d’amour ou plus d’attirance.

✅ Le désir réactif est tout aussi intense. Il arrive simplement APRÈS le début d’une stimulation.

♀️ Pour la femme, le deuil du spontané peut être difficile. Cela n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’elle voit dans les films romantiques et les contes de fées.

♂️ Pour lui aussi, ça représente une grosse adaptation. Il est plus souvent rejeté et doit apprendre à créer un espace pour le désir.

👉 Ne pas avoir envie AVANT ne veut pas dire que vous n’allez pas avoir envie PENDANT.


 Des excuses bidons 

Il faut éviter de paniquer si :

Les deux partenaires sont relativement bien avec la fréquence établie.

✅ Il y a encore de l’affection et de la proximité.

✅ C’est une phase facilement identifiable (fatigue, bébé, stress).

Il faut aller chercher de l’aide si :

❌ L’évitement est constant : il y a toujours une « bonne raison ».

❌ Le sujet devient tabou et une frustration silencieuse s’installe sans être nommée.

❌ Remplacement de l’intimité par autre chose (écrans, porno, alcool, drogue, relation en ligne ou IA).

✅ Ce n’est pas l’absence de sexe qui brise un couple, c’est l’absence de dialogue autour.

Il y a, comme dans toute situation, de bonnes et de mauvaises excuses pour refuser un moment d’intimité.

❌ « J’ai pas envie, point. »

Sans explication, ni ouverture pour plus tard.

❌ « On le fera plus tard. »

Le fameux « plus tard » qui n’arrive jamais.

❌ « C’est pas si important que ça. »

Minimisation des besoins de l’autre et frustration.

✅ Épuisement réel (burn-out, surcharge)

✅ Problème de santé physique ou mentale

✅ Conflit non réglé

✅ Désir en baisse lié aux hormones

✅ Besoin de redéfinir sa sexualité

☝️ Une bonne raison devient un problème quand elle dure… sans être adressée.

 

Attendre l’explosion

S’il vous semble y avoir un manque d’équilibre, si l’un est insatisfait…

❌ Il ne faut pas attendre d’être malheureux et d’avoir du ressentiment pour aller de l’avant.

N’ATTENDEZ PAS !

Commencez tout de suite à intégrer ces étapes :

1️⃣ Communiquer sans reproche :

Faut que ce soit facile d’aborder le sujet. Parler au « je », sans attaquer, ça s’apprend.

2️⃣ Ramener du désir hors chambre :

Le flirt, le toucher non sexuel, la complicité, l’humour… reviennent au menu.

👉 Le sexe commence bien avant la tête de lit !

3️⃣ Créer des conditions (pas attendre que tout le monde soit dans le « mood ») :

Planifier sans rigidité, diminuer la charge mentale de son partenaire et sortir de la routine.


Tendre la main 

Le meilleur réflexe à avoir, c’est d’aller chercher les ressources et les outils nécessaires. Sans quoi, le temps et la météo favorable ne changeront rien à la température des draps.

Ça vous prend deux choses :

1- Un chef d’orchestre : un bon thérapeute de couple, un conseiller en sexologie, comme Mlle V https://www.mllev.com/, pour vous aider à reconnecter.

Parfois, une ou deux rencontres suffisent à peaufiner un plan que vous pourrez gérer seuls… ou avec de l’aide. 

Moins cher qu’une TV, pour une réelle histoire en 4D qui continue de fonctionner.

2- Un coffre à outils pour “jouer” : vous trouverez les essentiels en boutique érotique au 7e Ciel.

Sachez que désormais, même les couples les plus timides n’auront plus à passer les portes de la boutique, puisque Mlle V et ses complices peuvent maintenant tout choisir et préparer pour vous. 


Un défi, pas un supplice 

Baiser moins, ce n’est pas aimer moins. C’est privilégier, pour un temps, un autre moyen de connexion.

👉 Ça peut même être bénéfique pour certains.

Cesser le partage d’intimité, c’est autre chose.

Pour les amateurs de métaphores, suspendre l’intimité, ce n’est pas l’équivalent de repousser son changement d’huile. C’est plutôt comme de ne plus jamais en remettre.

Et comme cette intimité, cette huile, est responsable de faire avancer l’auto de l’amour sur l’autoroute de la sexualité, vous n’irez nulle part.

☝️ Le boulevard de l’orgasme devient donc le désert marocain, et la sécheresse interne s’enlise comme du sable mouvant de frigidité.

Devenez archéologue des phéromones.

Un Indiana Jones des cavernes humides.

Une spécialiste des hormones sexuelles.

Une exploratrice de la lubrification vaginale vintage.

Un marathonien du regard complice.

👉 Parce qu’après tout, garder la relation en vie ne devrait jamais être un supplice.


MLLE V – Conseillère en Sexologie

www.mllev.com